*** CONSULS  DE FRANCE ***

à partir de septembre 1734  

 

  • Alexis-Jean-Eustache TAITBOUT de MARIGNY, nommé le 14 septembre 1734
  • Il rejoint son poste le 18 avril 1735
  • Sur place, il réussit "à faire avorter un traité d'alliance et de commerce exclusif que les ANGLAIS étaient au moment de conclure avec la Régence". 
  • Il quitte ALGER en mars 1740, en confiant les affaires du consulat à son chancelier, M Thomas DEJOUVILLE. ce dernier ainsi que le vicaire apostolique et les prêtres de la mission sont arrêtés et mis aux fers, le gouvernement accusant une frégate française d'avoir favorisé la capture d'un chebec algérien par une galère espagnole.
 
  • François DEVANT, nommé le13 mai 1741, il demande de quitter ce poste dès juillet 1742, invoquant son âge et ses infirmités mais ayant, en réalité, refusé de baiser la main du DEY.
  • M Thomas DEJOUVILLE prit l'intérim.
 
  • Pierre THOMAS, précédemment consul à ALEP, nommé 13 août 1742, arrive le 7 juillet 1743 et reste jusque en 1749.
 
  • André-Alexandre LE MAIRE, fils de René LE MAIRE, CONSUL de FRANCE à ALGER de 1690 à 1697, gère le  CONSULAT de FRANCE à ALGER, en 1743 ,entre le départ de François DEVANT et l'arrivée de Pierre Thomas.
  •  Il est nommé le 17 novembre 1748 et prend ses fonctions le 6 juin 1749. Il est alors considéré comme "un homme d'esprit, capable, écrivant bien, sachant le turc" mais on lui reproche "d'avoir trop de finesse et de subtilité et d'être un peu avantageux". 
  • A la suite de la mort par bastonnade du Capitaine François PRÉPAUD, coupable aux yeux des barbaresques d'avoir osé se défendre contre un corsaire algérien, André-Alexandre LE MAIRE quitte ALGER, le 28 avril 1754 pour aller prendre des ordres directs à la Cour de VERSAILLES
  • Pendant les absences de André-Alexandre LE MAIRE, Jean Baptiste GERMAIN assure l'intérim.
  • Revenu le 21 juin 1755, il s'absente de nouveau, de août 1755 à juin 1756
  • Le 11 octobre 1756, il est arrêté et mis aux fers avec les esclaves parce que le ROYAUME de FRANCE laissait sans réponse la prétention du DEY de recevoir un cadeau annuel. 
  • Relâché en décembre 1756, grâce aux démarches du Vicaire Apostolique le Père Arnoult BOSSU.
 
  • Le Père Arnoult BOSSU, est nommé CONSUL de FRANCE par intérim entre octobre 1756 et novembre 1757.
  • Arrivé à ALGER comme Vicaire Apostolique en août 1746, il rédige ,en 1749, un rapport sur l' ÉGLISE d'ALGER où il décrit le Clergé, les fidèles, les chapelles et les mœurs et caractères des ALGÉRIENS
  • Lorsque le Consul André-Alexandre LE MAIRE est mis aux fers le 11 octobre 1756, il en informe aussitôt la COUR de VERSAILLES. Il est alors nommé CONSUL de FRANCE en titre et est chargé de négocier la liberté de son prédécesseur. 
  • Son intérim cesse le 11 novembre 1757 avec l'arrivée Joseph-Bathélémy PÉRON.
 
  • Joseph-Barthélémy PÉROU arrive à ALGER le 29 août 1757
  • Il entre en fonction le 28 février1758
  • Accusé d'espionnage et de délivrance de passeports aux ennemis de la RÉGENCE (il avait réclamé un ressortissant espagnol comme Français), il est renvoyé après s'être violemment opposé au DEY
  • Il embarque à destination de la FRANCE le 13 mai 1760 sur la barque "Les Cinq Frères".
 
  • Le Père Théodore de GROISELLE, est nommé CONSUL de FRANCE par intérim entre mai 1760 et mai 1763
  • Père Rédempteur, missionnaire installé à ALGER à partir de 1752, il se dévoue au moment des épidémies de peste de 1752, 1753 et 1756
  • Il remplit, à partir du 30 novembre 1757, les fonctions de pro-Vicaire Apostolique puis celles de Vicaire Apostolique des RÉGENCES d'ALGER et de TUNIS
  • En mars 1760, Joseph-Barthélémy PÉROU, qui est expulsé de la RÉGENCE, lui remet la gérance du CONSULAT, fonctions dans lesquelles il sera confirmé par ordre du ROI, le 30 juillet 1760
  • Les missionnaires chrétiens sont à l'époque l'objet de nombreuses avanies de la part des BARBARESQUES et les Églises d'ALGER sont fermées jusqu'au 23 février 1763
  • Le Père Théodore de GROISELLE reste néanmoins sur place jusqu'à l'arrivée, en mars 1763, de son successeur Jean Antoine VALLIERE
  • Il quitte ALGER sur une frégate hollandaise.
 
  • Jean-Antoine VALLIERE, est nommé CONSUL de FRANCE le 12 avril 1762
  • A la suite d'un incident entre un navire français et un corsaire algérien, il est mis, sur ordre du DEY aux fers avec son Chancelier, Pierre ARMÉNY de BÉNEZET, le pro-Vicaire Apostolique LAPIE de SAVIGNY et tous les nationaux français. 
  • A force de présents en numéraires, tous ces otages sont libérés au bout de quarante six jours . 
  • Le ROI de FRANCE envoie une escadre croiser au large d'ALGER pour éviter des récidives. 
  • Il reprend son poste à ALGER, en 1767, jusqu'au 11 août 1773
  • En janvier 1777, il est nommé plénipotentiaire pour la paix entre l'ESPAGNE et la RÉGENCE d'ALGER sous la médiation de la FRANCE.
 
  • Robert-Louis LANGOISSEUR de LA VALLÉE, est nommé le 11 août 1773
  • Il prend ses fonctions le 4 novembre 1773
  • Il reçoit le 12 mai 1774, les pleins pouvoirs pour signer et confirmer les anciens Traités entre le Royaume de FRANCE et la RÉGENCE d'ALGER
  • Il est nommé CONSUL GÉNÉRAL (grade récemment créé) le 9 décembre 1776
  • Il est considéré par ses supérieurs hiérarchiques comme "un bon sujet, un peu faible et timide" mais "qui sert avec zèle ... dans des positions dangereuses surtout lors de l'invasion des ESPAGNOLS...". Ses supérieurs estiment également qu'il "est assez aimé à ALGER, où il convient de le laisser d'autant que les changements de consuls occasionnent des dépenses qu'il est bon d'éviter ...". 
  • Il revient en FRANCE le 2 septembre 1781.
 
  • Jean-Baptiste-Michel GUYOT de KERCY est nommé CONSUL GENERAL le 2 septembre 1781
  • Il rejoint son poste le 13 septembre 1782
  • Il subit les bombardements d'ALGER par les ESPAGNOLS en 1783 et 1784, négocie en juin 1785 le rachat de 315 captifs chrétiens pour 639.053 livres et expédie en FRANCE de nombreux animaux, dont quatre grandes autruches, pour la Ménagerie du ROI
  • Il quitte ALGER le 1er octobre 1790 après avoir sollicité sa retraite.
 
  • Jean-Antoine VALLIERE, CONSUL de FRANCE à ALGER de 1763 à 1773 est nommé VICE - CONSUL résidant auprès du CONSUL de FRANCE à ALGER le 28 janvier 1779
  • Le 11 septembre 1790, il est nommé CONSUL GENERAL à ALGER et chargé d'affaires de FRANCE auprès du DEY.  
  • Il rejoint son poste le 15 janvier 1791. Il ne parle ni l'arabe ni le turc mais la langue franque ("sabir" fait d'italien, d'arabe, de turc et d'espagnol, dialecte alors communément parlé au MAGHREB). Il s'occupe tout d'abord de rachat et d'échanges d'esclaves. Il est destitué le 28 brumaire an IV. Il continue néanmoins d'importants négoces avec ALGER (commerce du sel et du souffre). .
 

Sources : 

  • "LES CONSULS DE FRANCE AU SIÈCLE DES LUMIÈRES" - Anne MÉZIN (Imprimerie Nationale - ISBN 2-11-089158-0)

  • "LES ARCHIVES DU CONSULAT GENERAL DE FRANCE A ALGER" - Albert DEVOULX

  • "CORRESPONDANCE DES CONSULS D'ALGER (1690-1742) " - H.-D. DE GRAMMONT

à suivre...