BAB EL DJEZIRA, la PORTE DES ÎLES, a été construite, en 1627, par MAÎTRE MOUSSA, l’ANDALOUS pour HUSSEIN PACHA, à l’angle formé par le BORD DE MER et la JETÉE.
Située à l'entrée de la RUE de la MARINE, c'était la seule communication entre le PORT et le cœur de la ville, le PALAIS de la JENINA.
C’était une PORTE très importante car elle donnait accès au PORT qui était très fréquentée par les GENS de MER, CHRÉTIENS, MAURES ou TURCS, MARCHANDS et GENS de toutes conditions.
Elle assurait les liaisons internationales : importation et exportation.
Elle était dénommée également
BAB EL DJIHAD, la PORTE DE LA GUERRE SAINTE.
Les TURCS y appendirent les étendards de la VILLE de MALTE : une bannière reproduisant
la tête de SAINT-
Ces trophées y demeurèrent huit ans.
En 1708, des cloches rapportées d’ ORAN furent installées au sommet de la PORTE.
Son fronton présentait un écusson où était figuré, sous une couronne surmontée d’un croissant, le SCEAU de SALOMON.
À cet écusson s’ajoutaient des drapeaux, des lions, des canons, des navires.
Cette figuration était considérée comme exprimant les anciennes armes d’ALGER (les nouvelles datant de 1862).
En 1854, le GÉNIE, en réparant la PORTE, fit tomber les armes qui furent remplacées par une reproduction en plâtre.
Dans le voisinage coulait une FONTAINE où les MARINS venaient boire avant de partir en expédition.
En 1870, BAB EL DJEZIRA, dénommée depuis 1830, PORTE de FRANCE, disparut lors de l’achèvement du BOULEVARD de la RÉPUBLIQUE.
SUR LA DROITE, L’ANCIENNE PORTE BAB EL DJEZIRA
ENTRÉE DE LA DARSE ET PORTE DE FRANCE
BAB EL DJEZIRA : LA PORTE DES ÎLES